vendredi 29 septembre 2023

L'araignée loup

 Observation à Fontanès le 24 septembre 2023

L’araignée loup est une jolie bête de la famille des Lycosidae. Le nom de la famille vient du mot Lycosa signifiant « loup » en grec ancien. Ces araignées ne sont pas faciles à identifier au niveau de l’espèce. Selon les cas on les nomme araignées-loups, tarentules ou lycoses. 

Elles ont une particularité amusante : elles portent leur sac d'œufs sous le ventre. Une fois les œufs éclos, les petits se déplacent « à dos de maman ». Vous pouvez en effet observer de nombreux bébés sur l’abdomen de la femelle que nous avons photographiée à Fontanès il y a quelques jours.

Les lycoses ne font pas de toile et chassent activement en poursuivant leurs proies ou en les guettant. Notez que leur morsure n’est pas dangereuse pour l’homme bien que douloureuse. Cette famille est connue depuis le crétacé, période géologique s’étendant de 145 à 66 millions d’années avant notre ère.

Une dernière chose, évitez de les écraser si vous en rencontrez dans votre maison : les bébés s’échapperaient et iraient se cacher un peu partout chez vous… De toutes manières, il faut TOUJOURS éviter d'écraser un animal, mettez-le dehors, tout simplement !

Texte : J.-P. Rossi

Photographie : C. Rossi


dimanche 24 septembre 2023

La lithobie à pinces

Observation à Fontanès le 11 juin 2023

Voici un animal très courant dans nos jardins tout comme dans la garrigue. On l’appelle « mille-pattes » mais si vous comptez bien vous verrez qu’il n’arrive pas à 1000…

Ces animaux appartiennent au groupe des myriapodes, et ce nom signifie « dix mille pieds » en grec. Ce groupe d’arthropodes rassemble des espèces au corps allongé ayant de nombreuses pattes (mais jamais 1000 !).

Il existe deux grands types de myriapode : les diplopodes et les chilopodes. Les diplopodes possèdent deux paires de pattes sur chaque segment du corps (ces segments sont également appelés métamères) tandis que les chilopodes n’en ont qu’une seule. L’animal qui nous intéresse aujourd’hui est un chilopode. 

Les chilopodes se répartissent dans 4 grands groupes : géophiles, lithobies, scolopendres et scutigères. Les lithobies se distinguent facilement des autres chilopodes par leur nombre de pattes (il y a d’autres différences comme l’alternance de grands et de petits segments mais attention à ne pas confondre avec certains scolopendres) : on en compte 15.

Lithobie à pinces

La photographie nous montre donc une lithobie, et très probablement l’espèce Lithobius forficatus (lithobie à pinces) qui est extrêmement commune dans le sud de la France. Le mot grec lithos « pierre » associé à bios « vie » reflète leur mode de vie sous les pierres et à l’abri de la lumière.

Cet animal est un prédateur actif qui chasse ses proies à la course, elle est en effet très rapide. Ses proies sont diversifiées et elle chasse notamment des larves d’insectes qui s’attaquent aux plantes cultivées. La lithobie est donc l’alliée des jardiniers !


Texte et photos : J.-P. Rossi

samedi 23 septembre 2023

La voix de l’été

Observation à Fontanès le 26 juillet 2023

Elle a chanté tout l’été et parfois si fort que cela en devenait gênant ; elle vit dans les arbres et notamment sur des oliviers et différents arbres fruitiers et on la rencontre facilement dans les vergers ; elle se nourrit de la sève des arbres dont elle perfore l’écorce ; elle a pondu ses œufs durant l’été et ses larves passeront plusieurs années sous terre en se nourrissant de la sève des racines de plante… 

Mesdames et Messieurs, voici Cicada orni appelée également la cigale grise.



Texte et photos : J.-P. Rossi


dimanche 17 septembre 2023

Sauvetage réussi !

Observation à Fontanès le 5 septembre 2023

A l’heure du déjeuner un bruit fort retentit derrière moi. Une sorte de gros « ploc » puis plus rien. Un oiseau distrait venait s’écraser contre la baie vitrée.

L’animal était complètement KO. Nous l’avons mis dans une boîte en plastique en pensant qu’il était probablement mort mais nous voulions lui laisser le temps de se remettre s’il n’était qu’assommé.  Il fallait également garder nos deux chats à distance : ils étaient très intéressés, on n’a pas tous les jours un déjeuner gratuit.

Le temps a passé et l’oiseau a ouvert un œil. Puis deux. Il a fallu attendre encore un long moment pour qu’il se remette sur ses pattes.

La photo illustre cette période durant laquelle il ne bougeait pas mais reprenait conscience doucement.

Et puis il a filé sans un mot. Et les chats faisaient la tête.

Il s’agit d’un gobemouche (attention ce nom vernaculaire est donné à différentes espèces d’oiseaux).


Texte : Jean-Pierre Rossi

Photo : Carole Kerdelhué



samedi 16 septembre 2023

Punaise !

 Observation à Fontanès le 8 aout 2023

Voici la punaise (insecte du groupe des Hémiptères) appelée Ceraleptus gracilicornis en latin, décrite pour la première fois par Herrich-Schäffer en 1835. Elle n’a pas, à notre connaissance, de nom vernaculaire (de nom français quoi !). 

Une punaise nommée Ceraleptus gracilicornis

Cette espèce se rencontre en Europe de l’ouest jusqu’en Géorgie (approximativement 43 degrés de longitude pour 42 de latitude). Elle ne remonte jamais au-delà de 52 degrés de latitude.

Ceraleptus gracilicornis se nourrit de différentes plantes et a une préférence pour les Fabacées dont la coronille qui est fréquente chez nous. Elle aime également le…thym et le romarin !

Elle passe l’hiver cachée dans les feuilles mortes et pond ses œufs au printemps. L’émergence se fait en juillet.

Il y a bien d’autres espèces de punaises dans notre région et on en voir souvent. Les lecteurs qui cultivent des tomates dans leur jardin en savent quelque chose… 😥


Texte et photographie : Jean-Pierre Rossi